La pédophilie et l’Église

Un péché grave

"Le péché de pédophilie est un péché effroyable aux yeux de Dieu" : c’est en ces termes que, Jean-Paul II le qualifiait.

L’Église et la pédophilie

Lettre de Mgr Vingt-Trois préfaçant la nouvelle brochure Lutter contre la pédophilie, que vous pouvez télécharger ici.

Il y a dix ans, en novembre 2000, les évêques de France s’engageaient, dans une déclaration solennelle de l’Assemblée plénière, à mettre tout en œuvre pour lutter contre la pédophilie et à briser le silence qui entourait ces actes. Cet engagement s’est traduit concrètement par une coopération ouverte des évêques avec la justice chaque fois que des abus sexuels commis par un prêtre ont été révélés dans leur diocèse. Cet engagement s’est traduit aussi par la publication, en 2002, de la brochure « Lutter contre la pédophilie ». Cette brochure, tirée à 100.000 exemplaires et remise aux éducateurs par mon prédécesseur, le Cardinal Ricard, a contribué à sensibiliser un large public à la nécessité de prévenir et de dénoncer de tels actes.

Si des progrès réels ont donc été accomplis, l’actualité montre, malheureusement, que la vigilance reste de mise. Des cas isolés d’abus sexuels sur mineurs sont commis tous les ans, dans l’Église catholique comme dans d’autres institutions. L’actualité internationale nous a également appris l’ampleur des abus sexuels commis dans le passé dans certaines institutions religieuses. Ces révélations ont, à juste titre, choqué l’opinion publique et ébranlé la confiance dans l’institution. Le pape Benoît XVI est intervenu à plusieurs reprises pour condamner avec une fermeté exemplaire ces abus, rappelant que ceux-ci sont à la fois passibles de la justice civile et punis par le droit interne de l’Église catholique, et que « le pardon ne remplace pas la justice ».

Le chantier de la lutte contre la pédophilie reste donc ouvert. Il s’agit d’être à l’écoute des victimes dont l’équilibre affectif et sexuel a souvent été durablement bouleversé. Il s’agit de rester vigilant dans les contacts avec les enfants et les jeunes sans créer un climat de méfiance et de crainte à l’égard des adultes. L’éducation des enfants et des jeunes repose sur la confiance. Ils ont besoin de trouver sur leur route des adultes qui leur donnent des repères fiables pour leur éducation affective et sexuelle.

En publiant une nouvelle édition de « Lutter contre la pédophilie », avec les aménagements qui s’imposent, la Conférence des évêques de France réaffirme son engagement à lutter contre la pédophilie et sa volonté de contribuer à offrir à tout enfant et à tout jeune la possibilité de grandir en confiance.

+ André Cardinal Vingt-Trois
Archevêque de Paris

Comme l’a rappelé le Cardinal André Vingt-Trois, les évêques de France, dès novembre 2000, s’engageaient à mettre tout en œuvre pour lutter contre la pédophilie et à briser le silence qui entourait ces actes. Cet engagement s’est traduit concrètement par une coopération ouverte des évêques avec la justice chaque fois que des abus sexuels commis par un prêtre ont été révélés dans leur diocèse. Cet engagement s’est traduit aussi par la publication, en 2002 (réactualisée en 2010) de la brochure « Lutter contre la pédophilie »

Si des progrès réels ont donc été accomplis, l’actualité montre, malheureusement, que la vigilance reste de mise. Des cas isolés d’abus sexuels sur mineurs sont encore commis, dans l’Église catholique comme dans d’autres institutions. L’actualité internationale nous a également appris l’ampleur des abus sexuels commis dans le passé dans certaines institutions religieuses. Ces révélations ont, à juste titre, choqué l’opinion publique et ébranlé la confiance dans l’institution.
Le pape Benoît XVI est intervenu à plusieurs reprises pour condamner avec une fermeté exemplaire ces abus, rappelant que ceux-ci sont à la fois passibles de la justice civile et punis par le droit interne de l’Église Catholique, et que « le pardon ne remplace pas la justice ».

Le chantier de la lutte contre la pédophilie reste donc ouvert. Il s’agit d’être à l’écoute des victimes dont l’équilibre affectif et sexuel a souvent été durablement bouleversé. Il s’agit de rester vigilant dans les contacts avec les enfants et les jeunes sans créer un climat de méfiance et de crainte à l’égard des adultes. L’éducation des enfants et des jeunes repose sur la confiance. Ils ont besoin de trouver sur leur route des adultes qui leur donnent des repères fiables pour leur éducation affective et sexuelle.

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Vous pouvez acheter cette nouvelle brochure en librairie, au prix de 12 euros.
Pour télécharger une ancienne version, découpée en 4 chapitres, cliquez sur les liens suivants :

L’intervention du pape Benoit XVI

Benoit XVI a introduit des modifications dans le Normae de gravioribus delictis le 21 mai 2010, qui concerne entre autres délits les plus graves, les abus sexuels sur des mineurs.
Ces nouvelles normes offrent un texte juridique officiel mis à jour et valable pour toute l’Église.
extrait de la note du père Lombardi à ce propos :

Par rapport aux précédentes,elles permettent des procédures accélérées, notamment la possibilité de ne pas suivre la « procédure judiciaire » mais de procéder par « décret extra judiciaire », ou bien celle de présenter au Pape dans des circonstances particulières les cas les plus graves en vue de la réduction du prêtre à l’état laïque. Une autre norme adoptée en vue de simplifier les problèmes précédents et pour tenir compte de l’évolution de la situation dans l’Église, concerne la possibilité d’accueillir comme membres des tribunaux des avocats et des procureurs non plus seulement ecclésiastiques mais aussi laïques. De la même manière, le titre de docteur en droit canon ne sera plus indispensable pour occuper ces fonctions, mais la compétence requise peut être validée par exemple par un titre de licence.

Par ailleurs, la prescription passe de dix à vingt ans, avec toujours la possibilité de dérogation au-delà de cette période de temps. Significatif aussi le fait que les handicapés mentaux soient assimilés à des mineurs et que la pédopornographie soit ajoutée à la liste des délits. Elle est ainsi définie : « l’acquisition, la détention et la diffusion » par un membre du clergé « de quelque façon et moyen, de matériel pornographique ayant pour objet des mineurs de 14 ans ». Par ailleurs, en vue de garantir la dignité de toutes les personnes concernées, les normes sur la confidentialité des procès sont maintenues.
Pour aller lire la note complète, cliquez ici.

Le pape Benoît XVI a demandé pardon pour les prêtres pédophiles pour la première fois le 11 juin 2010 devant 15 000 prêtres au cours de la messe de clôture de l’année sacerdotale, qu’il a célébrée place Saint-Pierre.

Lettre pastorale de Benoît XVI aux catholiques irlandais, 19 mars 2010

L’action du pape François contre la pédophilie

Le pape François a institué, le 21 mars 2014, une commission pontificale pour la protection des mineurs, en nommant huit experts. La création de cette commission est une décision qui fait suite au rapport sur les droits de l’enfant rendu public le 5 février 2014, dans lequel l’ONU critiquait sévèrement l’attitude du Vatican sur les affaires de pédophilie.

À l’époque, le pape François avait réagi dans la presse italienne, soulignant que « l’Église catholique est peut-être la seule institution publique à avoir agi avec transparence et responsabilité. Aucune autre n’a fait plus. » La nouvelle commission adoptera une approche multiple du fléau de la pédophilie, de la prévention au suivi pénal, de l’éducation à la mise en place de « meilleures pratiques », a précisé le P. Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

Cette nouvelle structure accueille une Française, le docteur Catherine Bonnet, 69 ans, pédopsychiatre, psychanalyste et spécialiste de la maltraitance.

Dans la commission, on note également la présence du cardinal américain O’Malley, archevêque de Boston, très engagé dans la protection de l’enfance ; l’Irlandaise Marie Collins, elle-même victime, enfant, d’abus sexuels par un prêtre et fondatrice d’une ONG d’aide aux victimes ; la Britannique Sheila Hollins, psychiatre ; l’Italien Claudio Papale, avocat, spécialisé en droit canon ; la Polonaise Hanna Suchocka, ancienne Premier ministre et spécialiste des droits de l’homme ; le P. Miguel Yanez, jésuite argentin, théologien, ami de longue date du pape François, et le P. Hans Zollner, jésuite allemand, psychothérapeute. Ce groupe initial devrait être complété par des experts d’autres continents.

Lors d’une conférence de presse donnée pendant le vol du retour de Ciudad Juárez vers Rome, le 18 février 2016, le pape François a parlé des actions concrètes dans une lutte contre l’abus sur les mineurs.

Un évêque qui change le prêtre de paroisse dans un cas avéré de pédophilie « est un inconscient et la meilleure chose qu’il puisse faire est de présenter sa renonciation », a-t-il ajouté.

Il a salué le courage du cardinal Ratzinger- Benoît XVI qui avait appelé à nettoyer les « saletés » dans l’Église.

Voici la réponse du pape :

« Quand un cas de pédophilie est avéré, un évêque qui change le prêtre de paroisse est un inconscient et la meilleure chose qu’il puisse faire est de présenter sa renonciation. C’est clair ?

Deuxièmement, si l’on revient au cas Maciel. Et ici, je me permets de rendre hommage à l’homme qui a lutté à un moment où il n’avait pas la force pour s’imposer, jusqu’à ce qu’il ait réussi à le faire : Ratzinger. Le cardinal Ratzinger – on peut l’applaudir ! – est un homme qui a eu toute la documentation. Quand il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il a tout eu entre les mains, il a fait les enquêtes et il a avancé, avancé, avancé… mais il n’a pas pu aller plus loin dans l’exécution. Mais si vous vous souvenez, dix jours avant la mort de saint Jean-Paul II, ce Chemin de Croix du Vendredi saint, il a dit à toute l’Église qu’il fallait nettoyer les « saletés » de l’Église. Et lors de la Messe pour l’élection du pape – il n’est pas bête, il savait qu’il était un des candidats – il ne s’est pas préoccupé de dissimuler sa position, il a dit exactement la même chose. Cela veut dire qu’il a été l’homme courageux qui en a aidé beaucoup à ouvrir cette porte. C’est pourquoi je veux vous le rappeler, parce que parfois nous oublions tout le travail caché de ceux qui ont préparé les bases pour soulever le couvercle de la marmite.

Troisièmement, nous travaillons pas mal. Avec le cardinal secrétaire d’État, en parlant, et aussi avec le groupe des neuf cardinaux conseillers, après avoir écouté, j’ai décidé de nommer un troisième secrétaire à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui ne s’occupera que de ces cas, parce que la Congrégation ne peut pas y arriver avec tout ce qu’elle a à faire et donc c’est quelqu’un qui sait gérer cela.

En outre, nous avons constitué le Tribunal d’appel, présidé par Mgr Scicluna, qui s’occupe des cas de seconde instance, quand il y a un recours ; la première instance, en effet, c’est la « feria quarta » (le quatrième jour de la semaine) qui l’examine – comme nous l’appelons, parce qu’elle se réunit le mercredi – de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Quand il y a un recours, on retourne à la première instance, et ce n’est pas juste. Par conséquent, le second recours, qui a déjà un profil légal, avec l’avocat de la défense. Mais il faut contrôler parce que nous sommes assez en retard dans les cas, parce que des cas se présentent.

Quatrièmement, une autre réalité qui travaille très bien est la Commission pour la protection des mineurs. Elle n’est pas strictement réservée aux cas de pédophilie, mais de protection des mineurs. J’ai rencontré six d’entre eux, dans cette instance, pendant une matinée entière – deux Allemands, deux Irlandais et deux Anglais, des hommes et des femmes, victimes d’abus. Et j’ai aussi rencontré des victimes à Philadelphie. Là-bas aussi, un matin, j’ai eu une rencontre avec les victimes. En somme, un travail se fait. Mais je remercie Dieu qu’on ait soulevé le couvercle de cette marmite et il faut le garder soulevé et en prendre conscience. Et enfin, je veux dire que c’est une monstruosité, parce qu’un prêtre est consacré pour porter un enfant à Dieu et là, il le « mange » dans un sacrifice diabolique, il le détruit.

Et ensuite, en ce qui concerne Maciel, pour revenir à cette congrégation, il y a eu toute une intervention et aujourd’hui, la congrégation, le gouvernement de cette congrégation est semi-commissionné, c’est-à-dire que le supérieur général est élu par le Conseil, par le Chapitre général, mais c’est le pape qui élit le Vicaire. Deux conseillers généraux sont élus par le Chapitre général et deux autres par le pape, de sorte que nous les aidions à régler les affaires du passé. »

Le film "Spotlight" et la lutte anti-pédophilie de l’Église

Tiré d’une histoire vraie, le film "Spotlight", rend hommage au journalisme d’investigation en racontant le scandale de pédophilie qui a impliqué la hiérarchie catholique à Boston et a été révélé au début des années 2000.

« La protection des enfants et le soutien apporté aux survivants et à leurs familles doivent être une priorité dans tous les aspects de la vie de l’Église », déclare le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston et président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, à propos du film de Tom McCarthy Spotlight, qui a remporté, dimanche 28 février 2016, à Los Angeles, l’Oscar du meilleur film.

Deux priorités

« Spotlight, dit-il, est un film important pour toutes les personnes qui ont été touchées par la tragédie des abus sexuels par des prêtres. En fournissant un rapport détaillé sur l’histoire de la crise des abus sexuels par des prêtres, les médias ont poussé l’Église à reconnaître les crimes et les péchés de son personnel et à commencer à remédier à ses erreurs, au mal fait aux victimes et à leurs familles, et aux besoins des survivants. Dans une démocratie telle que la nôtre, le journalisme est essentiel à notre mode de vie. En révélant la crise des abus sexuels, le rôle des médias a été d’ouvrir une porte par laquelle l’Église a dû passer pour répondre aux besoins des survivants », explique le cardinal franciscain.

Il affirme les priorités de l’Église : « La protection des enfants et le soutien apporté aux survivants et à leurs familles doivent être une priorité dans tous les aspects de la vie de l’Église. »

Aller voir le film

Il explique le travail de la Commission dont le pape lui a confié la présidence : « Nous sommes engagés dans une mise en œuvre vigilante de politiques et de procédures pour empêcher que se renouvelle la tragédie des abus d’enfants. Celles-ci comportent des programmes complets d’éducation à la sécurité des enfants, des vérifications obligatoires des antécédents et une formation pour assurer un environnement sûr, ainsi que des rapports et une coopération obligatoires avec les autorités civiles concernant les allégations de mauvais traitements et le souci des survivants et de leurs familles à travers le Bureau de soutien pastoral et de sensibilisation. »

Il est arrivé en 2003 à la tête d’un diocèse ébranlé par des scandales que le film raconte et aujourd’hui mobilisé en faveur des victimes : « L’archidiocèse fournit régulièrement des conseils et des services médicaux pour les survivants et les membres des familles qui demandent notre aide et nous restons fermes dans cet engagement. Nous continuons de rechercher le pardon de tous ceux qui ont été blessés par la tragédie des abus sexuels par des prêtres et nous prions tous les jours le Seigneur de nous guider sur le chemin de la guérison et du renouveau. »

Le jésuite Hans Zollner, membre de cette Commission, interrogé par Radio Vatican, salue aussi le travail de Joseph Ratzinger et de Mgr Charles Scicluna, et il souhaite que tous, y compris les évêques, voient ce film qu’il dit avoir beaucoup apprécié pour le “message qu’il transmet clairement”.

L’hommage de L’Osservatore Romano

Spotlight a été salué par L’Osservatore Romano en italien des 29 février-1er mars 2016 comme n’étant pas un « film anticatholique », « parce qu’il réussit à donner la parole à la consternation et à la douleur profonde des fidèles devant la découverte de ces réalités horribles », écrit Lucetta Scarafia.

Et si elle fait observer que le récit ne fait pas de place à la « lutte longue et tenace » que le cardinal Joseph Ratzinger-Benoît XVI a menée contre la pédophilie dans l’Église – le pape François a rendu hommage à son courage dans l’avion du Mexique, le 18 février dernier – , l’auteur reconnaît qu’un film ne peut pas « tout dire » et « les difficultés rencontrées par Joseph Ratzinger ne font que confirmer, dit-elle, la thèse du film : trop souvent, l’institution ecclésiastique n’a pas su réagir avec la détermination nécessaire face à ces crimes ».

Dans cette même édition du quotidien du Vatican, Emilio Ranzato renchérit : « Ce n’est pas un film anti-catholique parce que le catholicisme en soi n’est pas abordé, même si le ton porte souvent à généraliser – mais les généralisations sont inévitables quand l’on doit raconter des histoires en seulement deux heures – mais c’est indiscutablement un film qui a le courage de dénoncer des cas qui doivent être condamnés sans aucune hésitation. »

Dans l’avion qui le ramenait du Mexique, le 18 février, le pape a évoqué des cas de réactions inadéquates aux cas de pédophilie, en disant : “Quand un cas de pédophilie est avéré, un évêque qui change le prêtre de paroisse est un inconscient et la meilleure chose qu’il puisse faire est de présenter sa renonciation. C’est clair ?”

Un cardinal courage

Il a rendu hommage au courage du préfet de la Doctrine de la foi, le cardinal Joseph Ratzinger en disant, à propos du cas de Marcial Maciel Degollado : “Je permets de rendre hommage à l’homme qui a lutté à un moment où il n’avait pas la force pour s’imposer, jusqu’à ce qu’il ait réussi à le faire : Ratzinger. Le cardinal Ratzinger – on peut l’applaudir ! – est un homme qui a eu toute la documentation. Quand il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il a tout eu entre les mains, il a fait les enquêtes et il a avancé, avancé, avancé… mais il n’a pas pu aller plus loin dans l’exécution. Mais si vous vous souvenez, dix jours avant la mort de saint Jean-Paul II, ce Chemin de Croix du Vendredi saint, il a dit à toute l’Église qu’il fallait nettoyer les « saletés » de l’Église. Et lors de la Messe pour l’élection du pape – il n’est pas bête, il savait qu’il était un des candidats – il ne s’est pas préoccupé de dissimuler sa position, il a dit exactement la même chose. Cela veut dire qu’il a été l’homme courageux qui en a aidé beaucoup à ouvrir cette porte. C’est pourquoi je veux vous le rappeler, parce que parfois nous oublions tout le travail caché de ceux qui ont préparé les bases pour soulever le couvercle de la marmite.”

Il a aussi évoqué une nomination spéciale à la Doctrine de la foi : “Troisièmement, nous travaillons pas mal. Avec le cardinal secrétaire d’État, en parlant, et aussi avec le groupe des neuf cardinaux conseillers, après avoir écouté, j’ai décidé de nommer un troisième secrétaire à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui ne s’occupera que de ces cas, parce que la Congrégation ne peut pas y arriver avec tout ce qu’elle a à faire et donc c’est quelqu’un qui sait gérer cela.”

Un sacrifice diabolique

Il a constitué un “Tribunal d’appel”, présidé par Mgr Scicluna, “qui s’occupe des cas de seconde instance, quand il y a un recours ; la première instance, en effet, c’est la « feria quarta » (le quatrième jour de la semaine) qui l’examine – comme nous l’appelons, parce qu’elle se réunit le mercredi – de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Quand il y a un recours, on retourne à la première instance, et ce n’est pas juste. Par conséquent, le second recours, qui a déjà un profil légal, avec l’avocat de la défense. Mais il faut contrôler parce que nous sommes assez en retard dans les cas, parce que des cas se présentent”.

Il a souligné l’importance de la Commission qu’il a confiée au cardinal O’Malley : “Quatrièmement, une autre réalité qui travaille très bien est la Commission pour la protection des mineurs. Elle n’est pas strictement réservée aux cas de pédophilie, mais de protection des mineurs. J’ai rencontré six d’entre eux, dans cette instance, pendant une matinée entière – deux Allemands, deux Irlandais et deux Anglais, des hommes et des femmes, victimes d’abus. Et j’ai aussi rencontré des victimes à Philadelphie. Là-bas aussi, un matin, j’ai eu une rencontre avec les victimes. En somme, un travail se fait. Mais je remercie Dieu qu’on ait soulevé le couvercle de cette marmite et il faut le garder soulevé et en prendre conscience. Et enfin, je veux dire que c’est une monstruosité, parce qu’un prêtre est consacré pour porter un enfant à Dieu et là, il le « mange » dans un sacrifice diabolique, il le détruit”.

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