Comment devenir prêtre ?

1. Conditions pour devenir prêtre catholique

Pour devenir prêtre catholique, il faut d’abord avoir une véritable vocation, être appelé spirituellement par Dieu et être appelé par l’Église, un évêque ou un supérieur religieux. Il ne suffit pas de désirer être prêtre. Il faut aussi avoir un équilibre psychologique, une maturité affective et un bon jugement. Il faut une foi solide, le sens de l’Église et une sérieuse vie spirituelle. Il faut aussi avoir fait des études et avoir un niveau intellectuel qui est au moins le niveau du baccalauréat.

2. Condition : Pas de tendances homosexuelles

Un document du Vatican de 2005 précise que les séminaristes présentant des "tendances homosexuelles enracinées" ne peuvent accéder à l’ordination.

L’Église, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au Séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu’on appelle la culture gay.

Deux aspects sont indissociables dans toute vocation sacerdotale : le don gratuit de Dieu et la liberté responsable de l’homme. La vocation est un don de la grâce divine, reçu par l’intermédiaire de l’Église, dans l’Église et pour le service de l’Église. En répondant à l’appel de Dieu, l’homme s’offre librement à Lui dans l’amour. Le seul désir de devenir prêtre n’est pas suffisant et il n’existe pas de droit à recevoir l’Ordination sacrée. Il appartient à l’Église de discerner l’idonéité de celui qui désire entrer au Séminaire, de l’accompagner durant les années de la formation et de l’appeler aux Ordres sacrés, si l’on juge qu’il possède les qualités requises.

Critères pour devenir prêtre

3. Entrer dans un séminaire pour devenir prêtre, être séminariste

Si quelqu’un désire être séminariste, il faut d’abord qu’il s’adresse au responsable du Service des vocations de son diocèse. Avec lui, il peut mûrir son projet de vocation, souvent en participant à un "groupe de recherche". Il verra s’il s’oriente vers le sacerdoce diocésain ou vers un ordre religieux. Dans le cas du sacerdoce diocésain, c’est le responsable qui mettra en contact avec le supérieur pour entrer dans le séminaire : ce peut être un séminaire diocésain (le plus souvent inter diocésain), un séminaire rattaché à un Institut Catholique ou un séminaire à Rome.

Avant d’entrer dans un séminaire en France, il est souvent souhaitable d’avoir terminé ses études secondaires ou d’avoir une expérience professionnelle. Il faut aussi avoir un certain engagement pastoral dans une paroisse, une aumônerie ou un mouvement chrétien.

Conditions pour être appelé à devenir prêtre ou diacre

1.Le prêtre et diacre permanent sont deux degrés du sacrement de l’ordre. Ils sont des collaborateurs de l’évêque et exercent leur ministère dans un diocèse. Le prêtre et le diacre permanent n’ont pas la même mission ni le même genre de vie : le prêtre est célibataire et le diacre peut être marié.

2. L’âge pour devenir diacre permanent est : au moins 35 ans. Âge du candidat non marié (qui s’engage donc dans le célibat) : au moins 25 ans.

3. Conditions pour devenir prêtre et être diacre permanent

Conditions pour devenir diacre permanent : il faut être disponible et obéir à l’Église. Une condition pour devenir diacre si celui-ci est marié est que son épouse soit consentante. Pour devenir diacre permanent, il y a la nécessité de participer à des rencontres de discernement et à une formation. Enfin condition pour devenir diacre : un diacre marié doit s’engager à ne pas se remarier s’il devient veuf.

4 .Formation des prêtres et des diacres permanents

La formation des prêtres et la formation des diacres permanents sont différentes parce qu’ils n’ont pas le ministère. La formation des diacres n’est pas dans un séminaire, elle se fait souvent par session pendant les week-end. Cependant la formation des diacres, comme la formation des prêtres, est humaine, spirituelle, théologique et pastorale.

5. Ordination au diaconat

On devient diacre en recevant le sacrement de l’Ordre, au degré du diaconat.

La formation des prêtres dans un séminaire

Comment fonctionne un séminaire ? Qu’y fait-on ? En quoi consiste la formation des prêtres ?

1. Quelle est la durée de la formation dans un séminaire ?

La durée de la formation dans un séminaire est au moins six ans. Le temps de formation d’un prêtre dure souvent plus longtemps car le temps de séminaire peut être prolongé par le temps d’un stage et d’une année de "propédeutique" ou année de fondation spirituelle. "Les études de philosophie et de théologie au programme du séminaire peuvent être menées successivement ou conjointement, selon le Programme de la formation sacerdotale ; elles comprennent au moins six années complètes, de sorte que deux années entières soient consacrées aux disciplines philosophiques et quatre années entières aux études théologiques" (Code de Droit canonique, can. 250).

2. Quelles sont les étapes dans un séminaire ?

Les étapes pour devenir prêtre diffèrent un peu selon les séminaires. Parfois avant le séminaire proprement dit il y a une année de propédeutique qui est consacrée à la formation spirituelle. La première étape au séminaire dure deux ans, on l’appelle "premier cycle". Elle permet au séminariste de vérifier son projet de vocation avec les prêtres responsables et de discerner où le Seigneur l’appelle, tout en commençant sa formation en vue du ministère. Au terme de ce 1er cycle, certains séminaristes font un "stage", soit parce qu’ils sont trop jeunes, soit parce qu’ils ont besoin de vérifier leur projet. Ce stage peut durer une ou plusieurs années et prendre des formes diverses (études profanes, travail professionnel, coopération). Pendant ce stage, ils restent en contact étroit avec le séminaire. Le "second cycle" dure quatre ans, il a pour objectif la préparation immédiate au ministère. Au cours de ces années, les séminaristes sont admis officiellement parmi les candidats au sacerdoce. Ils sont institués lecteurs puis acolytes. Ils sont ordonnés diacres souvent à la fin de la troisième année. Ils sont alors "incardinés", c’est-à-dire rattachés officiellement au diocèse. À la fin de la quatrième année, souvent au moins de juin, vers le 29 juin, fête des Apôtres saint Pierre et saint Paul, ils sont ordonnés prêtre. Dans certains séminaires, le "second cycle" dure trois ans et il est suivi d’une "année diaconale" qui a un régime nettement différent.

3. En quoi les séminaires actuels diffèrent-ils des séminaires d’avant le concile ?

Les séminaristes actuels ont plus de contacts avec l’extérieur. Les séminaristes participent à la vie des paroisses ou des aumôneries par leurs "activités apostoliques" ou leur "insertion pastorale", alors que précédemment ils sortaient très peu du séminaire. La formation pastorale pour devenir prêtre se fait tout au long du séminaire. Précédemment, le séminaire se concentrait sur la formation spirituelle et intellectuelle. La vie en petit groupe est beaucoup plus importante : travail en groupe, partage spirituel en équipe. Précédemment, on insistait plus sur le silence que sur le partage.

Comment se fait la formation des prêtres et des diacres ?

La formation des prêtres se fait principalement dans les séminaires.

1. Directives du Vatican sur la formation des prêtres

Paul VI et Jean-Paul II ont attaché une grande importance à la formation des prêtres. Paul VI a fait publier et mettre en application le décret "Optatam totius" du Concile Vatican II sur la formation des prêtres (28 oct 1965) où le Concile donne des directives sur l’organisation des séminaires, la formation spirituelle, les études ecclésiastiques et la formation pastorale. Jean-Paul II a écrit une exhortation apostolique post-synodale "Je vous donnerai des pasteurs" (25 mars 1992) concernant la formation des prêtres dans les circonstances actuelles. Elle a été publiée à la suite de l’Assemblée ordinaire du Synode des évêques tenu à Rome en 1990. Pour devenir prêtre, les séminaristes doivent recevoir une éducation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale.

2. Formation humaine des prêtres

Texte de Jean-Paul II sur la formation humaine :" La formation humaine du prêtre revêt une importance particulière en raison de sa relation aux destinataires de sa mission. En effet, pour que son ministère soit humainement plus crédible et plus acceptable, il faut que le prêtre modèle sa personnalité humaine de façon à en faire un « pont » et non un obstacle pour les autres dans la rencontre avec Jésus Christ. "Il est nécessaire que le prêtre soit capable de connaître en profondeur l’esprit humain, d’avoir l’intuition des difficultés et des problèmes, de faciliter la rencontre et le dialogue, d’obtenir confiance et collaboration, d’exprimer des jugements sereins et objectifs. L’éducation de la maturité affective du candidat au sacerdoce s’inscrit dans ce contexte comme un élément important et décisif, véritable aboutissement de l’éducation à l’amour vrai et responsable. ... C’est à la compréhension et à la réalisation de cette « vérité » de l’amour humain que tend l’éducation sexuelle correctement comprise... Or l’éducation à l’amour responsable et la maturation affective de la personne sont absolument nécessaires à celui qui, comme le prêtre, est appelé au célibat... La vie communautaire du séminaire peut apporter une aide en vue de cette progression de l’éducation vers une liberté mûre et responsable".

3. Formation spirituelle des prêtres

"La formation spirituelle constitue l’élément le plus important de l’éducation sacerdotale" (Jean Paul II, Pastores dabo vobis). Chaque jour, les séminaristes se retrouvent en communauté pour la célébration de l’eucharistie ainsi que pour la prière du matin (laudes) et du soir (vêpres). On leur demande de prendre un temps de prière personnelle avec la lecture méditée de la parole de Dieu. Tout au long de l’année, des temps forts sont prévus : retraite d’une semaine, récollection. Chaque séminariste est accompagné par un Père spirituel, un "directeur de conscience" qu’il rencontre régulièrement. Chaque séminariste fait parti d’une équipe de partage. La formation spirituelle comporte enfin un enseignement de la spiritualité et une découverte des grands auteurs spirituels.

§ 1. La célébration de l’Eucharistie sera le centre de toute la vie du séminaire de sorte que chaque jour les séminaristes, participant à la charité même du Christ, puisent principalement à cette source très féconde la force d’âme nécessaire au travail apostolique et à leur vie spirituelle.
§ 2. Ils seront formés à la célébration de la "Liturgie des heures" par laquelle les ministres de Dieu le prient au nom de l’Église pour tout le peuple qui leur est confié et même pour le monde entier.
§ 3. Le culte de la Bienheureuse Vierge Marie, y compris par le rosaire, de même que la pratique de l’oraison mentale et les autres exercices de piété par lesquels les séminaristes acquerront l’esprit d’oraison et affermiront leur vocation, seront encouragés.
§ 4. Les séminaristes prendront l’habitude de s’approcher fréquemment du sacrement de pénitence et il est recommandé à chacun d’avoir, pour sa vie spirituelle, un directeur librement choisi, à qui en toute confiance il pourra ouvrir sa conscience.
§ 5. Chaque année, les séminaristes s’adonneront aux exercices spirituels" (Code de droit canonique, can. 246).

4. Formation intellectuelle des prêtres

Une formation intellectuelle solide et diversifiée est indispensable pour devenir prêtre. Elle est nécessaire pour remplir le ministère de transmission de la parole de Dieu dans la diversité des situations. Elle comporte l’étude de différentes disciplines : Écriture sainte (Ancien et Nouveau Testament), Théologie, Philosophie, Éthique, Histoire de l’Église, Liturgie, Droit canonique... Les séminaristes disposent d’une bibliothèque. Vers la fin du séminaire ils passent habituellement le baccalauréat de théologie.

5. Formation pastorale des prêtres

La formation pastorale se réalise par des insertions apostoliques et pastorales dans une paroisse ou une aumônerie ou le séminariste exerce une responsabilité avec une équipe de prêtres et des laïcs. Cette insertion apostolique est un élément important du discernement de la vocation. En passant du 1er cycle au 2ème cycle et à l’année du diaconat, l’insertion progresse dans les responsabilités confiées et dans le temps passé au cour d’une semaine. Les activités sont fort variées : catéchèse, animation liturgique, préparation au baptême et à la confirmation, visite des malades, participation à l’équipe pastorale. Les diacres peuvent exercer le ministère du diaconat : célébration des baptêmes, des mariages et des obsèques, prédication dominicale. Ces différentes activités et expériences pastorales sont reprises et réfléchies avec un partage en équipe au séminaire.

6. La formation des diacres permanents

La formation des diacres est humaine, spirituelle, théologique et pastorale, mais la formation des diacres permanents ne se fait pas dans un séminaire. La formation des diacres comporte souvent des sessions pendant les week-end. Elle est régie par le document suivant les NORMES FONDAMENTALES POUR LA FORMATION DES DIACRES PERMANENTS.

Informations pour la France
Documents des directives du Vatican Concile Vatican II, Paul VI, Décret "Optatam totius"sur la formation des prêtres, (28 oct.1965)

  • Efforts en faveur des vocations sacerdotales (2 -3)
  • L’organisation des grands séminaires (4 - 7)
  • Attention à la formation spirituelle (8 - 12)
  • Études ecclésiastiques (13 - 18)
  • Formation pastorale (19 - 21)
  • Après le séminaire (22)

Jean-Paul II, Exhortation apostolique post-synodale, "Pastores dabo vobis", (25 mars 1992)

Les séminaires en France

1. Les séminaires diocésains et inter-diocésains

Suite à la diminution du nombre des séminaristes, les séminaires diocésains se sont presque tous regroupés pour avoir des communautés plus nombreuses et plus vivantes et pour ne pas multiplier les corps professoraux. Il y a actuellement en France environ 20 séminaires. En 1966, il y avait 4536 séminaristes dont 902 entrées en 1ère année. En 1980, il y avait 1161 séminaristes dont 258 entrées en 1ère année. En 2002, il y avait 831 séminaristes dont 116 entrées en 1ère année.

2. Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux

- Place Saint-Sulpice
Le séminaire Saint-Sulpice a été fondé en 1642 par Jean-Jacques Olier, curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, pour former des prêtres diocésains. Pour accueillir son séminaire, il fait bâtir en 1651, au centre de l’actuelle Place Saint-Sulpice à Paris, un vaste bâtiment qui sera démoli en 1803. Louis XVIII décide d’en construire un nouveau sur le côté sud de la place. En 1906, l’État reprend ce bâtiment qui devient en 1922 l’Hôtel des Finances.

- Issy-les-Moulineaux
En 1655, M. Le Ragois de Bretonvilliers, curé de Saint-Sulpice et successeur d’Olier, acquiert un élégant manoir Renaissance dans le village d’Issy. Il lègue sa demeure à la Compagnie de Saint-Sulpice en 1676. Elle fut la propriété de la reine Marguerite de Vallois (Reine Margot) de 1606 à 1615. Au XVIII° siècle, le manoir Renaissance reçoit l’adjonction de deux ailes.

Durant la Révolution, les séminaires sont supprimés et la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est dissolue. Le 18 août 1792, la propriété d’Issy devient bien national et est vendue en plusieurs lots. Grâce au Supérieur Général de Saint-Sulpice, M. Emery, le domaine est racheté progressivement à partir de 1804.

Au XIX° siècle, à Paris comme à Issy-les-Moulineaux, le séminaire Saint-Sulpice se développe considérablement. Il est regardé comme un séminaire modèle. De grands noms de l’Église de France lui doivent leur formation ecclésiastique : le grand prédicateur Lacordaire, l’évêque d’Orléans Dupanloup, le cardinal de Bonald à Lyon, des fondateurs d’ordres missionnaires comme Mazenod, Libermann ou le bibliste Lagrange.

Le Séminaire d’Issy-les-Moulineaux se situe 33 rue du Général Leclerc. Il accueille chaque année une cinquantaine de séminaristes issus des diocèses d’Île-de-France, de la Haute-Normandie (Rouen - Évreux - Le Havre), de la Champagne Picardie et d’autres diocèses. Il reçoit aussi des religieux.

3. Compagnie des prêtres de Saint Sulpice

Origine - La compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est née du puissant mouvement de rénovation de l’Église de France au XVII° siècle. Elle se réclame d’un grand courant spirituel dont les principaux représentants furent le Cardinal de Bérulle, le Père de Condren, Monsieur Vincent, saint Jean Eudes et Jean-Jacques Olier, et que l’on désigne sous le nom d’École française de spiritualité. La compagnie des prêtres de Saint-Sulpice a été fondée par Jean-Jacques Olier curé de la paroisse Saint-Sulpice.

Mission - La compagnie des prêtres de Saint-Sulpice a pour priorité l’éducation des futurs prêtres. Elle a eu un rôle important pour la conception de la formation des prêtres.

Influence - La compagnie des prêtres de Saint-Sulpice a été amenée à prendre en charge peu à peu un nombre important de séminaires en France et en particulier le séminaire Saint-Sulpice à Paris. Puis, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice s’est implantée au Canada, aux États-Unis, en Extrême-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Beaucoup de membres de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice sont devenus évêques.

Composition - La compagnie des prêtres de Saint Sulpice a une maison de retraite dans la province de France : Le foyer de la Solitude.

Documents : la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice

http://www.sulpiciens.org/
http://sulpiciens.fr/

Histoire de la Compagnie des prêtres de Saint Sulpice

Site du séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux

4. Les séminaires universitaires et les universités catholiques

Les candidats au sacerdoce qui souhaitent avoir une formation intellectuelle dans une université, peuvent, avec l’accord de leur évêque ou du responsable des vocations, aller dans un séminaire universitaire. Au séminaire, ils vivent en communauté et ils reçoivent une formation spirituelle et pastorale. ils suivent également des cours dans les facultés de philosophie et de théologie qui font parti d’une Université (ou Institut) catholique. Leurs études sont couronnées par une licence de théologie. Il y a des universités catholiques et des séminaires universitaires à Paris, Lyon, Toulouse, Angers et Lille. Ils peuvent aussi aller au Séminaire français de Rome et ils font leur formation intellectuelle dans une des facultés de philosophie et de théologie de Rome.

Documents sur les séminaires universitaires

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