Le rituel d’ordination

Les étapes de l’ordination

Qu’est-ce donc que les ordinations ?
C’est le sacrement du ministère apostolique que Jésus a confié à ses apôtres. Il comporte trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat. Aujourd’hui, Jésus
continue de choisir des disciples qui acceptent de tout donner pour le suivre. C’est par eux qu’il continue d’agir personnellement pour donner au monde les grâces divines de salut. Ils sont configurés à Jésus pour le laisser agir en eux. Les diacres le sont au Christ serviteur qui a dit : « je suis venu pour servir et non pour être servi ».
Les prêtres participent au sacerdoce de l’unique Grand Prêtre qu’est notre Seigneur, à la fois vrai Dieu et vrai homme étant ainsi le seul capable de relier le Ciel et la terre, le transcendant et l’immanent. Enfin, l’évêque représente le Christ Bon Pasteur qui veille sur chacune de ses brebis. Il ne s’agit pas d’une fonction ni même d’une mission pour un temps. Par l’ordination, l’évêque, les prêtres et les diacres sont marqués d’un sceau sacré qui imprime leur être profond pour toujours. Quand ils baptisent, c’est Jésus qui baptise. Quand ils pardonnent, c’est Jésus qui pardonne. Quand ils célèbrent, c’est Jésus qui célèbre et se rend présent lui-même à l’eucharistie. Ceux qui reçoivent l’ordination sont comblés d’une joie lumineuse au plus profond de leur cœur qu’aucune difficulté ne peut jamais éteindre.
Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre.

1. L’appel du candidat. « Que celui qui va être ordonné prêtre s’avance…"
« Que celui qui va être ordonné prêtre s’avance…" « Me voici » Au début de la célébration, l’Église locale demande à l’évêque d’ordonner le candidat (ordinand) pour la charge du presbytérat. Un prêtre, désigné pour cela, atteste à l’évêque qui l’interroge publiquement, que le candidat a été jugé digne d’être ordonné. L’évêque dit alors : « Avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et notre Sauveur, nous les choisissons pour l’ordre des prêtres ». Ce choix est accueilli par un chant comme l’hymne du Gloire à Dieu.

2. L’engagement de l’ordinand
Il y a un dialogue public entre l’évêque et le futur prêtre : ce dernier s’engage devant tous à vivre son ministère de prêtre selon ce que demande l’Église.

3. La litanie des saints
C’est la prière d’intercession pour l’ordinand qui allongé sur le sol ne pourra jamais tenir ses promesses sans l’aide, le soutien du Seigneur, son pardon et la force de la prière et de l’amitié de la communauté. Le fait d’être allongé au sol (prostration) signifie l’abandon de l’ordinand à Dieu dans son ministère pour toute sa vie.

4. L’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination
L’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination : le candidat reçoit le don de l’Esprit Saint pour la charge qui lui est conférée. Répétant les gestes déjà adoptés par les premières communautés chrétiennes, l’évêque puis les prêtres imposent les mains : geste de bénédiction et de prière silencieuse, geste pour rappeler et manifester sur l’ordinand la puissance de l’Esprit Saint. L’imposition des mains signifie la mission confiée par le Christ, mission qui se transmet par les mains des Apôtres et de leurs successeurs : « Père tout puissant, donne à tes serviteurs que voici, d’entrer dans l’ordre des prêtres… »

5. Vêture
Aussitôt après la prière d’ordination, on revêt l’ordonné de l’étole presbytérale et de la chasuble, pour que soit manifesté extérieurement le ministère qu’il devra accomplir dans la liturgie.

6. Puis, l’évêque répand dans les paumes des mains du nouveau prêtre l’huile sainte, mêlée de parfum que l’on appelle le saint Chrême.
Cette onction signifie le don de l’Esprit Saint qui fortifie le prêtre « pour sanctifier le peuple chrétien ».

7. L’évêque dans un dernier geste significatif remet au nouveau prêtre la patène et le calice qui sont les instruments nécessaires pour l’eucharistie.
Le nouveau prêtre reçoit le pain et le vin qui deviendront dans l’eucharistie le Corps et le Sang du Christ. L’évêque leur dit alors : "Ayez conscience de ce que vous ferez, imitez dans votre vie ce que vous accomplirez par ces rites et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur."

8. Le baiser de paix
En donnant un baiser fraternel au nouveau prêtre, l’évêque scelle l’acceptation de celui-ci comme son ministre. Les autres prêtres font de même et manifestent ainsi qu’ils sont en communion de ministère, membre d’un même ordre. Dans la liturgie eucharistique qui suit, le nouveau prêtre exerce pour la première fois son ministère en concélébrant avec l’évêque et les autres prêtres. Enfin l’évêque lui donne le baiser de paix traditionnel depuis les Apôtres. Toute la communauté des prêtres, par ce baiser de Paix accueille le nouveau prêtre.

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