Le rosaire et le chapelet

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Le chapelet

1. Le chapelet : un instrument de prière.

Matériellement, le chapelet est un instrument de prière : c’est un collier de grains enfilés que l’on fait glisser entre ses doigts en récitant chaque fois une prière. Le chapelet chrétien se compose de 5 séries de 10 grains, chaque série étant suivie d’un grain séparé. Il comporte de plus une croix et 5 grains qui introduisent au collier.

On ne connaît pas l’origine du chapelet catholique dans l’Église, mais son usage existait déjà au XIIème siècle quand St Bernard contribua à le développer.

On peut aussi dire la prière du chapelet avec un dizainier. Il y a des dizainiers bracelet formés de 10 grains et d’une croix et des dizainiers bague qui comportent 10 encoches et une petite croix.

2. Différentes formes de chapelet

Au cours de l’histoire, il y a eu des formes diverses de chapelet et différentes manières de dire le chapelet classique :

  • "Chapelet du Précieux Sang" avec 33 grains en mémoire des 33 ans de la vie terrestre de Jésus, 1815-1909.
  • "Chapelet de Saint Michel archange" qui possède 39 grains.
  • "Chapelet des morts" avec quatre dizaines, en faveur des âmes du purgatoire. Il fut approuvé et béni par le Pape Pie IX en 1873.
  • "Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie" possède 59 grains (7 mystères de 7 grains chacun).
  • "Chapelet de la Miséricorde divine". En 1936, Jésus inspire à sœur Faustine, canonisée le 30 avril 2000, le texte du chapelet de la Miséricorde.

3. Le chapelet musulman

Le chapelet n’est pas propre au Christianisme. C’est un moyen de prière utilisé dans différentes religions. Il existait dans l’indouisme et le bouddhisme bien avant d’être connu en Occident.

Il existe aussi un chapelet musulman. Certains musulmans se servent d’un chapelet de 99 grains correspondant aux différents noms donnés à Dieu dans le Coran. Il est composé de trois sections de 33 grains. Le Chapelet musulman des soufis de la Qadiriyya comporte 100 grains divisés en 45/45/10, les noms divins ne sont évoqués qu’en fonction de l’élévation spirituelle du cheminant. Tous les soufis pratiquent une remémoration intensive de Dieu à l’aide de la maîtresse formule "La ilaha illa Allah" (il n’y de Dieu que Dieu)...

Réciter le chapelet

1. Comment dire, réciter le chapelet ?

Pour réciter le chapelet, on commence par un préambule qui comporte le signe de la croix, un "Je crois en Dieu", un "Notre Père", trois "Je vous salue Marie" et un "Gloire au Père". Le chapelet consiste ensuite dans la récitation d’un "Notre Père, de dix "Je vous salue Marie" et d’un "Gloire au Père". Cet ensemble est appelé "dizaine de chapelet". Le chapelet comporte cinq "dizaines". On peut terminer le chapelet sur la médaille en récitant au choix le Salve Regina ou Les litanies de Lorette

2. Que nous apporte le chapelet ?

Certains chrétiens sont allergiques au caractère répétitif de la prière du chapelet. Ils trouvent que la répétition des "Je vous salue Marie" entraîne une monotonie qui tend à assoupir ou à penser à autre chose. Cependant cette monotonie relative favorise le recueillement et permet la méditation des mystères. De plus, l’occupation des doigts qui égrène le chapelet écarte la fatigue de l’immobilité. Le chapelet est la prière des humbles. C’est une prière vocale qui favorise une prière contemplative.

3. Réciter le chapelet radio diffusé

Il est possible de réciter le chapelet de Lourdes tous les jours de 15h30 à 16h diffusé sur Radio Notre Dame à la fréquence 100.70 MHz.

4. Images sur la récitation du chapelet

Jean-Paul II, à Lourdes en 2004, a rappelé combien Lourdes est un haut lieu de la prière : “Ici, la Vierge invita Bernadette à réciter le Rosaire, égrenant elle-même le chapelet. Cette grotte est devenue ainsi le siège d’une étonnante école de prière, où Marie enseigne à tous à contempler avec un ardent amour le visage du Christ. C’est pourquoi Lourdes est le lieu où les croyants de France et de tant d’autres nations d’Europe et du monde prient, à genoux”.

Le Rosaire

1. Origine de la prière du rosaire

Le mot "rosaire" signifie "couronne de roses". Il vient de l’usage au Moyen Age de couronner de roses les statues de la vierge, chaque rose symbolisant une prière. L’origine du Rosaire remonte au XIème - XIIème siècle. Dans les monastères les religieux, qui ne comprenaient pas le latin, récitaient 150 "Ave Maria" à la place des 150 psaumes de l’office liturgique. On appelait le Rosaire le psautier de la Vierge Marie.

2. Histoire du Rosaire

Un dominicain Alain de la Roche fonde en 1470 la Confrérie du psautier de la vierge Marie et il attribue à St Dominique l’origine de cette dévotion. Les dominicains la répandent. On conjugue la récitation des dizaines d’Ave Maria avec la contemplation des mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ. Le rosaire est devenu une pratique commune après le concile de Trente (1545 - 1563). C’est à la prière des confréries que le pape saint Pie V attribua la victoire de Lépante sur les Turcs en 1571.

Après un déclin, l’histoire de cette dévotion a un renouveau au XIXème siècle. En 1828, Pauline Jaricot fonde l’Association du rosaire vivant. En 1858 à Lourdes, la vierge se montre à Bernadette avec un chapelet. Le pape Léon XIII consacre de nombreuses encycliques au rosaire, spécialement en 1883 et 1891. En 1917 à Fatima, Marie se montre en disant "Je suis Notre Dame du Rosaire". À l’occasion de la 25ème année de son pontificat, Jean Paul II a proclamé l’année 2003 "année du rosaire".

3. Le rosaire n’existe pas dans l’orthodoxie

La prière du rosaire n’existe pas dans l’orthodoxie car les orthodoxes ne disent pas le "Je vous salue Marie " qui est apparu au Moyen âge en occident. Cette prière ne fait donc pas partie de la tradition orientale. Les orthodoxes font autrement la prière à la mère de Dieu par "L’Acathiste" hymne de louange et "Le Paraclisis" office d’intercession. Le Rosaire est donc une dévotion catholique.

Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur le rosaire en cliquant ici.

Les mystères du Rosaire

1. Les mystères lumineux du rosaire ajoutés par Jean Paul II

Le pape Jean Paul II, en 2002, a ajouté aux mystères joyeux, douloureux et glorieux qui avaient été fixé par le pape St Pie V en 1569, les mystères lumineux du rosaire : le baptême du Christ, les noces de Cana, la prédication de Jésus, sa transfiguration et l’institution de l’Eucharistie. L’initiative du pape recentre le rosaire sur le Christ, car ces mystères n’ont pas tous été vécus directement par Marie et nous invite à contempler Jésus-Christ Lumière du monde. Cette prière consiste donc maintenant en la récitation de quatre chapelets.

2. La méditation des mystères

Le Rosaire est actuellement composé de vingt "mystères" . On appelle mystère les moments significatifs de la vie de Jésus et de Marie, évènements sur lesquels on médite, que l’on contemple. La qualification de prière contemplative élève son caractère de prière populaire au rang de rapport intime avec le Seigneur. Sans la méditation des mystères, la récitation court le danger de devenir une répétition mécanique de formules.

3. Comment prier les mystères ?

Le Rosaire est à la fois une prière vocale et une méditation contemplative. On récite des prières très simples (Je vous salue Marie, Notre père ...) et on médite les principaux évènements de la vie de Jésus et de la vierge Marie. La récitation des prières du chapelet laisse l’esprit libre pour la méditation des épisodes évangéliques.

On médite les mystères joyeux (annonciation, visitation, nativité, présentation au temple, vie cachée à Nazareth), les mystères douloureux (l’agonie de Jésus à Gethsémani, la flagellation, le couronnement d’épine, le portement de croix, la crucifixion) et les mystères glorieux (résurrection, ascension, pentecôte, assomption de Marie, couronnement de Marie au ciel) et enfin les mystères lumineux (le baptême du Christ, les noces de Cana, la prédication de Jésus, la transfiguration et l’institution de l’Eucharistie).

Il est suggéré de méditer :

  • les mystères joyeux lundi et le samedi
  • les mystères lumineux le jeudi
  • les mystères douloureux le mardi et le vendredi
  • les mystères glorieux le mercredi et le dimanche

Documents sur les mystères

La méthode pour prier : la méditation

Les 20 Mystères et leurs fruits

Un chemin tout simple

Jean Paul II, Lettre apostolique "Rosarium virginis Mariae" (16/10/02)

En ajoutant les mystères lumineux, Jean Paul II recentre la prière sur le Christ

Les mystères lumineux institués par le pape Jean Paul II

Histoire de cette dévotion

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